-Hum...
-Mais... Dit moi quelque chose... Ne reste pas insensible, s'il te plait. Je t'en supplie ne reste pas ainsi inanimé, indifférent ! Dit moi au moins ce que tu ressent, rend moi triste, fait moi pleurer mais ne me fait demeurer comme ça, ne sachant pas quoi penser, que faire de cette réponse. Je t'en prie ne me fait pas ça ! Un chagrin d'amour est simple, primitif. On pleure, on ne pense à rien d'autre qu'à notre douleur... Permet moi de ressentir ça, je préfère souffrir, mourir d'amour pour toi que de ne pas savoir. Quand quelqu'un t'ouvre ton c½ur, te dit que son amour pour toi est grand et qu'elle voudrait le crier sur les toits, qu'elle voudrait que le monde entier le saches et qu'ils l'envient, tu ne dit pas : Hum... ! Je ne sais pas ce que tu devrait dire mais dit-le ! Que tu m'aime ou pas, que tu me rende heureuse ou que tu me brise le c½ur, tout sera mieux que cette tergiversation, cet insoutenable sursis, ces suspensions... Tu n'a même pas le droit de me faire ça, de me laisser dans un trou noir, au bord d'un gouffre sans fond creusé par nos larmes et par nos cris. Au nom de tous ce dont tu croit, tous ce que tu à vécu avec les autres, celles que tu à aimés et à qui tu as répondus lorsque elles t'ont avoués leurs sentiments et à qui tu as fait l'honneur de ne pas de dérober en t'emmitouflant dans un mutisme insolant et irrespectueux... Je ne te supplierait pas mais...

